Hymne à la joie
L’Hymne à la joie de Beethoven accessible aux pianistes débutants : découvrez deux partitions gratuites et faciles pour apprendre à le jouer au piano. Les notes en couleur facilitent la lecture et permettent aux apprentis pianistes de retrouver plus facilement les bonnes notes.
La première partition est adaptée dès la première année de piano. La deuxième version, plus élaborée, conviendra aux pianistes ayant déjà quelques bases : elle demande une bonne indépendance des mains. À réserver plutôt à la deuxième année, voire à la troisième.
La première partition est accompagnée de son tutoriel vidéo Piano Tiles. Celui-ci reproduit fidèlement la première partition : suivez les notes à l’écran, repérez les touches correspondantes sur le clavier et apprenez progressivement la mélodie à votre rythme. Pour la deuxième version, pas de tutoriel : elle s’adresse aux pianistes déjà suffisamment autonomes pour déchiffrer seuls la partition.
Cette partition et son tutoriel font partie des outils gratuits pour apprendre le piano que je mets à disposition des pianistes débutants. Vous y trouverez différents niveaux et des conseils pour les utiliser selon votre progression.
Table des matières
Zoom sur les paroles
L’Ode à la joie (An die Freude) est un poème de Friedrich Schiller, écrit en 1785. Le poète allemand y célèbre la joie, mais aussi la fraternité entre les hommes et l’aspiration à un idéal universel.
Beethoven admirait ce texte depuis sa jeunesse et songeait depuis longtemps à le mettre en musique. Il en a finalement retenu plusieurs passages pour le quatrième et dernier mouvement de sa Neuvième Symphonie, créée en 1824.
Il ne reprend toutefois pas le poème de Schiller dans son intégralité. Voici une traduction française de quelques-uns des passages de Schiller retenus par Beethoven pour le final de sa Neuvième Symphonie.
Il s’agit d’une traduction destinée à en comprendre le sens et non de paroles françaises conçues pour être chantées.
Joie, belle étincelle divine,
Fille de l’Élysée,
Ivres de feu, nous entrons,
Ô céleste, dans ton sanctuaire !
Tes charmes réunissent à nouveau
Ce que les usages ont durement séparé ;
Tous les hommes deviennent frères
Là où se pose ton aile bienveillante.
Soyez unis, millions d’êtres !
Que ce baiser embrasse le monde entier !
Frères, au-dessus de la voûte étoilée
Doit demeurer un Père aimant.
Les paroles que l’on entend parfois aujourd’hui en français sur la mélodie de l’Hymne à la joie ne sont pas celles présentes dans la symphonie de Beethoven. Différents textes français ont en effet été écrits bien plus tard sur sa célèbre mélodie.
En 1972, le Conseil de l’Europe a choisi le thème de l’Ode à la joie de Beethoven comme hymne européen, et, en 1985, les dirigeants des Communautés européennes l’ont à leur tour adopté. L’hymne européen officiel ne comporte pas de paroles : seule la musique de Beethoven a été retenue.
Une dernière précision : si vous connaissez bien l’œuvre de Beethoven, vous avez peut-être remarqué l’absence des vers d’introduction dans cette traduction. C’est normal ! Ils ne font pas partie du poème de Schiller : Beethoven les a lui-même ajoutés. En voici une traduction :
Ô amis, pas de ces accents !
Entonnons plutôt des chants plus agréables,
Et plus joyeux !
Les partitions pour piano de l'Hymne à la joie
Voici les deux partitions.
Le code couleur pour la première est le suivant : do=rouge, ré=jaune, mi=bleu, fa=orange, sol=vert, la=violet, si=rose.
Et si cela ne suffit pas allez voir le tutoriel !


Une version plus avancée
POUR PETITS ET GRANDS
Nécessite la maîtrise d’un accompagnement un peu plus complexe
Tutoriel vidéo pour apprendre l'Hymne à la joie au piano
Et voici le tutoriel promis avec la première partition.
Suivez les notes à l’écran et amusez-vous bien !
Zoom sur la musique
Parce que cette œuvre est un monument de la musique, il serait dommage d’en rester à une simple ligne mélodique arrangée pour le piano. Je vous engage vivement à écouter la Neuvième Symphonie dans son intégralité !
Celle-ci a connu un accueil enthousiaste lors de sa création, à Vienne, en 1824. Pour se mettre dans l’ambiance, il faut réaliser que faire intervenir des solistes et un chœur dans le dernier mouvement d’une symphonie était alors une véritable audace. Ce fut un déferlement d’applaudissements… que Beethoven, complètement sourd, n’entendit d’ailleurs même pas !
Je vous mets ici un extrait (dans une orchestration légèrement différente de l’originale) où l’on entend les chœurs et leur introduction par l’orchestre : on perçoit la mélodie dans le grave, jouée par les contrebasses et les violoncelles, puis elle est reprise plusieurs fois, de plus en plus aiguë, d’abord par les altos puis par les violons.
Comme un grand élan vital qui conduirait vers les voix.






